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Le redoublement, archaïque ET inefficace

Lors du 7-9 du 5 juin sur France Inter, le pédopsychiatre Marcel Rufo a consacré sa chronique sur la redoublement, pour s’élever, lui aussi, contre cette « pratique aussi archaïque qu’inefficace, et qui pénalise tellement l’enfant qui redouble. » (écouter la chronique ICI)

Intéressant, alors qu’en cette période de l’année, les fiches navettes circulent entre parents et équipes enseignantes afin de décider du passage en classe supérieure. Parents, informez-vous avant de subir la décision des enseignants ou de demander un redoublement pour éviter une orientation professionnelle en fin de 3ème…

La France, première en redoublement

La France reste en effet championne de cette pratique (nº1 des pays de l’OCDE). Un élève sur 3 redouble dans le système français. Or, vu les résultats plus que moyens qu’obtient la France dans les classements des performances scolaires mondiaux, on est en droit de se se poser la question de son efficacité…

Des conséquences désastreuses pour les enfants

Un enfant qui redouble, selon le Pr. Rufo, c’est une confiance en soi qui chute et une empreinte négative sur l’estime de soi qui s’installe dans la durée. « Pour un ado qui voit partir ses copains au lycée, alors que le phénomène de la bande est si important  à cet âge, le redoublement n’est en outre, pas cohérent. »

Quelles solutions pour le remplacer ?

Plusieurs alternatives sont possibles et permettent à l’enfant de reprendre le train en marche :

  • Le travail en petits groupes
  • Donner du temps aux enfants
  • Profiter de l’été pour travailler, faire des stages afin de rattraper et d’être prêt en septembre
  • Diversifier et personnaliser les méthodes et les accompagnements

Alors, plutôt que de pénaliser nos enfants, donnons-leur les outils performants pour se remettre sur le chemin de la réussite !

Lire l’article du Parisien du 4 juin 2013 : Le redoublement, une exception française

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