faireunchoixVotre jeune change de projet d’orientation tous les 2 jours?
Il passe d’une idée à l’autre de manière incohérente (pour vous)?
APB le paralyse et vous affole?

« Jusqu’à l’ouverture d’APB, Thomas avait une idée très précise sur son projet post-bac. Il voulait entrer en bachelor en école de management, le dossier avait été envoyé. Et depuis 2 semaines, il ne sait plus où il en est, il parle de fac de géographie, Sciences-Po, et hier il projetait d’aller passer un an en Nouvelle-Zélande! Il est perdu, et nous, les parents, aussi… »

« Avant, elle ne voulait même pas y penser. C’était 1ère L ou rien. Elle a entendu par des amis que ça ne menait à rien et elle reparle de rentrer en 1ère S alors que son projet artistique est muri depuis des mois… Comment puis-je l’aider à trouver son chemin? Je suis démunie. »

Vous vous reconnaissez  peut-être dans ces témoignages de mamans que j’ai reçus ces jours derniers? Alors, que faire, comment aider votre jeune?

D’abord, on dédramatise. C’est normal. La vraie phase décisive, ce sera en mai, lors de la classification des voeux. Pour le moment, la vanne s’est ouverte, et c’est un peu comme l’ouverture des supermarchés lors du Black Friday aux Etats-Unis: certains courent et veulent tout prendre, de peur de perdre une opportunité, et d’autres n’y entrent même pas, paralysés par cette avalanche de choix, trop nombreux.

Pour préparer au mieux cette phase de récolte d’informations, puisque les choix viendront après, il est essentiel de faire un petit travail d’introspection. Les parents peuvent aider leur jeune à répondre à ces 3 questions, qui lui permettront de mieux se connaître et d’appréhender ses aspirations:
« A quoi je passe mon temps sans voir le temps passer? » 
« S’il n’y avait pas de pression d’orientation, de quoi j’aurais vraiment envie? »
« Dans 10 ans, je me projette comment dans ma vie idéale? »

Evidemment, il faut être prêt en tant que parent à accueillir sans jugement les propositions de son jeune. Si vous ne pouvez pas vous empêcher de lui balancer: « Eh ben c’est pas avec tes notes en maths que tu vas y arriver? ou: « Et pourquoi pas sur la lune tant que tu y es? » , ou « Moi, je te vois quand même plutôt là-dedans » faites-le dans le cadre d’un bilan d’orientation avec un professionnel. Cette tierce personne n’a aucun enjeu émotionnel avec votre jeune ni aucun historique avec lui  qui puisse parasiter ses choix et n’offre pas de possibilité facile d’attitude d’opposition-rébellion…

De votre côté, allez faire un tour sur APB, baladez vous sur le site, il est bien fait, informez-vous, et vous verrez que l’hystérie autour d’APB  est quelque peu surfaite. En tout cas, inutile.

Je vous partage deux articles du Monde Campus qui remettent en perspective l’orientation et les enjeux qui en découlent. Leurs conseils sont éclairants et motivants pour les jeunes!

L’un, du paléo-anthropologue Pascal Picq, qui conseille aux jeunes « de choisir d’étudier ce qu’ils aiment » et de devenir expert dans une discipline, seul moyen de se créer un projet valide dans un monde d’incertitudes où la moitié des nouveaux métiers n’existent pas encore.  Selon lui, c’est la créativité qui sauvera l’emploi. Lire l’article en entier ICI

Quant à Xavier Pommereau, chef de service de l’unité médico-psychologique de l’adolescent et du jeune adulte du CHU de Bordeaux, il faut dédramatiser les choix d’orientation et rester souple sur la direction à emprunter. Ses conseils font preuve de sa connaissance de la personnalité des ados et de sa vision globale de la vie, pas uniquement centrée sur la scolarité. A lire de toute urgence!

A la question du Monde Campus: « Qu’est ce que tu veux faire comme métier ? » Pourquoi cette question est-elle si angoissante ?, il répond:

« Parce qu’on demande aux jeunes de faire un choix d’orientation précis alors qu’ils voient bien que la trajectoire des gens qui sont épanouis dans leur métier n’est pas rectiligne. Ils ont, en général, pris une voie, changé, puis suivi des chemins de traverse, etc. Il est donc primordial de dédramatiser ce choix d’orientation, car ce n’est pas à ce moment-là que les choses se décident. Il ne faut pas se fixer un cap intangible, mais une direction susceptible d’évoluer. En se disant que les contraintes et les opportunités, le marché du travail, la pression des parents, ses envies ou ses voyages sont susceptibles de la modifier. La voie royale, si elle existe, n’est jamais écrite à l’avance. » (…)

Il faut voyagermultiplier les rencontres, les prises de risque… Puis, lorsque l’heure du choix approche, essayer de faire son bilan de compétences avec les autres. On ne parle pas ici des compétences scolaires, mais des compétences de vie : ce qu’on sait faire, qui on est. Cet exercice ne doit pas se faire avec les parents, qui ne sont pas objectifs et ne mesurent pas toujours combien ils rejouent ce qu’ils auraient aimé faire à travers les projections sur leur enfant. On peut s’isoler avec d’autres personnes bienveillantes de son entourage (un oncle, un ami, etc.) et leur demander : « D’après toi, je suis bon en quoi ? » Il faut noter noir sur blanc là où on est bon, ­selon eux. Et, en face, là où on l’est moins. On décide ensuite, après y avoir réfléchi calmement, un choix d’orientation qui prend en compte ces différents éléments. Lire l’article en entier ICI

ET si…

  • Le dialogue est vraiment trop difficile…

  • Votre jeune a besoin de confirmer un choix…

  • Le projet est trop confus…

  • Votre jeune se sent perdu…

Vous pouvez aussi lui faire faire un bilan d’orientation
avec un(e) professionnel(lle).

Réservez votre Bilan au  06 07 73 11 70 ou par mail à : anne@happyparents.com
Plus d’informations ICI.

 

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