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Eduquer pour prévenir le harcèlement scolaire

violenceL’émission de France Inter du 6 mars « Service Public » s’intéresse  au harcèlement scolaire, qui touche plus ou moins 1 enfant sur 10 dans notre pays.

A ceux qui en douteraient encore, le harcèlement scolaire ne fait pas partie de la vie normale à l’école et de l’apprentissage nécessaire à la vie en société, et oui, c’est une violence grave dont les conséquences sont réelles. S’il fallait retenir une chose, ce serait celle-ci : les séquelles à long terme de cette violence collective sont importantes et elles touchent et les harcelés et les harceleurs.

Les premiers peuvent développer des séquelles propres aux chocs post traumatiques, tendances dépressives voire suicidaires avec passage à l’action. Les seconds se retrouvent souvent en adultes mal traitants et en exclusion sociale.

La prise de conscience par l’Education Nationale a été tardive mais elle a le mérite d’exister. Néanmoins, sur le terrain, les enfants et leurs parents ont encore beaucoup de mal à se faire entendre de l’institution, ce qui est complètement anormal, le manque d’écoute et de soutien renforçant encore la baisse d’estime de soi de l’enfant et la douleur et le désarroi des parents. Le sentiment « d’injustice et d’abandon » des familles est réel.

Il appartient cependant à tous, parents, éducateurs et société de prévenir ce phénomène

Deux pistes me paraissent intéressantes : l’une, c’est une éducation à l’utilisation des réseaux sociaux, tant la cyber violence est exponentielle et encore mal perçue par les jeunes et les familles (Facebook et les smartphones en particulier). Certains établissements, lycées et collèges ont  déjà sensibilisé leurs élèves à ce problème en organisant des programmes de prévention qui fonctionnent.

L’autre piste est celle d’une éducation émotionnelle.  Lire la suite

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S’épanouir…ça s’apprend

bonheur

Une directrice d’école me confiait récemment qu’elle était frappée de constater que la plus grande détresse qu’elle observe chez les parents n’est pas celle qui est liée aux mauvais résultats scolaires. C’est celle qui résulte de voir la solitude de leur enfant dans la cour, au fait qu’il n’ait pas de copains ou encore qu’il ne soit pas invité lors des anniversaires.

Alors oui, une tête bien pleine, un bon sens critique et de l’analyse, des diplômes plein la poche, ça aide…à obtenir le premier emploi.

Une tête pleine ne suffit pas !

Or, pour s’épanouir et progresser dans sa vie  sociale et professionnelle, il faut dès la cour de récréation, faire appel à d’autres compétences qui ne sont pas académiques mais plutôt personnelles et humaines.  Elles doivent nous permettre de relever les challenges suivants, qui sont quotidiens dans le monde du travail (et familial)  : Lire la suite